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Compléments sur les Résistants

-> Principaux Résistants cités dans les témoignages

Ils sont présentés ci-dessous : photos, liens, parfois avec quelques souvenirs ou commentaires. Les coupures de journaux archivées les concernant sont regroupées dans le fichier téléchargeable :

Cornuéjouls Louis – Ademai (1921-1943)

Extrait du journal du MUR.
Cf. Articles_RésistantsCités.pdf  : page 2

Voir article : https://fusilles-40-44.maitron.fr/cornuejouls-louis-simon-jean-theophile-pseudonyme-dans-la-resistance-ademai/

Coulaudon Emile – Gaspard, Colt ( 1907-1977)

Colonel, chef des maquis d’Auvergne. Très connu, tous les documents sur la Résistance en Auvergne parlent de lui et de ses actions. En voici un bref résumé, extrait de Wikipedia.

Émile Coulaudon, dit Colonel Gaspard, né le 29 décembre 1907 à Clermont-Ferrand et mort le 1er juin 1977 à Clermont-Ferrand, fut un des principaux chefs de la Résistance Française en Auvergne, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est Compagnon de la Libération.

… En novembre 1942, il est responsable départemental de Combat pour le Puy-de-Dôme. Entré en clandestinité en avril 1943, il crée le 1er Corps Franc d’Auvergne, dont le poste de commandement est situé au hameau de Lespinasse, commune de Pulvérières. À la tête de ses hommes, il se livre à de nombreuses actions de sabotage (aciérie des Ancizes, poste émetteur allemand de Royat, train de troupes allemandes aux Martres…) et d’évasions de résistants. Son action permet aussi de récupérer aux dépens du régime de Vichy plus de 200 000 litres d’essence, 100 tonnes de vivres et de vêtements (chantier de jeunesse de Châtel-Guyon), 150 véhicules divers, dont la Hotchkiss du général La Porte du Theil, chef national des Chantiers de jeunesse. À la recherche du PC des MUR du Puy-de-Dôme, le 12 décembre 1943, le SD lance une opération à Saint Maurice, Coulaudon Gaspard, Antoine Llorca Laurent, et les principaux responsables s’échappent de justesse, mais le SD trouve le lendemain une mallette contenant des documents importants, qui n’a pu être détruite. Le lendemain, à Billom, Gaspard et ses amis Laurent, Robert Huguet Prince, Max Menut Bénévol, Camille Leclanché Buron, échappent de peu à une expédition dirigée par Geissler, comprenant 2 000 soldats du 66e corps d’armée de réserve. Dans les jours qui suivent, des stocks de munitions, d’essence, des responsables locaux sont capturés. Certains résistants, comme Louis Cornuejouls (Ademaï), sont fusillés, soit immédiatement, soit après plusieurs jours de torture….

…. En 1969, il apporte son témoignage dans le film de Marcel Ophüls Le Chagrin et la Pitié. Il y expose les raisons de son engagement et y présente quelques-unes de ses actions.

En particulier, il est omni-présent dans l’Histoire du Premier Corps Franc d’Auvergne :
Cf. Archives : MUR – Histoire 1er Corps-Franc 1 et 2

Noël et Marinette ont conservé de nombreux articles du journal La Montagne à son sujet :
Cf. Articles 1 – Résistants Cités : pages 3 à 15

Grenier Jean (1907-1991)

Il est instituteur à l’école primaire d’Isserteaux de 1930 à 1937, école que fréquente Noël Roussel. Sur cette photo des deux classes de garçons d’Isserteaux, deux instituteurs encadrent les élèves. Monsieur Grenier est très probablement l’instituteur à gauche de la photo : il avait alors 25 ans, l’autre parait plus âgé. De même l’enfant immédiatement à sa gauche est probablement Noël (forte ressemblance avec une photo de Noël datant de cette époque).

© « Les Ecoles d’Isserteaux du XVIIIième au XXième siècle », page 91, publié par Isserteaux Patrimoine et Histoire.
C’est grâce à lui que Noël a pu devenir instituteur. À l’école primaire, il « apprend bien ». La dernière année, celle de la préparation au Certificat d’Étude, Monsieur Grenier vient rencontrer à Dagout la mère de Noël : il faut que son fils continue ses études. Elle aimerait, mais elle n’a pas les moyens. Il insiste, la persuade : « Je vais le présenter au Concours des Bourses, qui lui permettra d’aller au Cours Complémentaire. Ensuite il pourra se présenter au concours de l’Ecole Normale d’Instituteur, qui est gratuite. Noël a les capacités, il est sérieux, travailleur, il aura ces concours. Je vais m’occuper de tous les papiers et inscriptions ». Noël lui en était infiniment reconnaissant, et disait qu’il l’avait « sorti de la mouise ». Ils ont toujours gardé contact, ont agi ensemble dans la clandestinité pour relancer le syndicat des instituteurs. Ils avaient une relation presque « filiale », comme le montre la lettre que Monsieur Grenier a envoyé à la famille au décés de Noël en 1978.

Guillon André – Gaetan (1921-1978)

André Guillon est le fils de Fernand Guillon (maire de Billom en 1935-40, puis 1944-45), et frère de Yves Guillon (maire de Billom en 1965-83). Après la guerre, il termine ses études de médecine, et diplôme en main, cherche un bourg où s’installer avec sa jeune épouse, sage-femme. Noël, alors à Boudes avec sa famille, lui signale que leur médecin âgé du gros bourg voisin de Saint-Germain-Lembron, cherche un remplaçant. Aussitôt dit, aussitôt fait : les Guillon s’installent à Saint Germain. A l’époque, peu de voitures, les visites sont souvent à domicile, le jour, la nuit, parfois loin dans les montagnes du Cézallier, même sous la neige : André achète des skis pour pouvoir assurer ses visites. Il apprend à Noël les gestes de premiers soins, pour les élèves qui se blessent, mais aussi soins gratuits pour les gens du village quand nécessaire (pas d’infirmière aux alentours). Ainsi, Noël apprend à faire les piqûres : indispensable, en particulier pour quelques traitements à la toute nouvelle pénicilline pour de très jeunes enfants qui nécessitent une piqûre toutes les 3 heures, y compris la nuit.
Cf. Articles 1 Résistants_Cités : pages 19 à 21

Huguet Robert – Prince (1901-1979)

Chef départemental des maquis du MUR, Compagnon de la libération 
Cf. Articles 1 -Résistants_Cités  : page 15.
Cité dans tous les ouvrages sur la Résistance

Voir les sites : 
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/robert-huguet
https://maitron.fr/huguet-robert-pseudonyme-dans-la-resistance-prince-simoun-renard-le-duc/

Jarrige Lucien – Lamy (1910-1980)

Une rue de Vic le Comte porte son nom.
Extrait du site : https://www.archivesdepartementales.puy-de-dome.fr/n/lucien-jarrige-dit-lamy/n:563
Cf. Archives : 6-MUR_Histoire 1ier CorpsFranc 1, page 16, 22 à 26

Lagier Aimé – Mémé (1920? – 1970)

Lagier était un copain postier, nous étions à l’école ensemble

LLorca Antoine – Laurent (1907-1968)

©photo collect. Musée Joseph Lhomenède – extrait de (5)
Un des chefs de la Résistance en Auvergne.
Cité dans tous les ouvrages sur la Résistance ,
Cf. Archives : MUR – Histoire 1er Corps-Franc 1 page 15, 22 à 26.

Mansat Armand (1921-1999)

Armand et Cécile Mansat sont amis très proches de Noël et Marinette Roussel depuis leurs années d’Ecole Normale d’Instituteurs, et leur fréquentation des Cours d’Esperanto. Ils continuent à s’écrire et même parfois à se voir alors que les Mansat ont été nommés à Youx, à côté de Saint Eloi le Mines, et les Roussel à Aulnat. C’est ainsi que, Noël véhicule des tracts jusque vers Saint-Eloy les Mines dès 1942.

En Mai 1943, Noël prévient Armand d’un risque de « rafle » des jeunes en âge d’être appelés au STO. Épisode raconté plus tard par Armand à sa famille, et également par un autre collègue, Georges Buvat, dans un témoignage écrit préparé pour le site Maitron

© Photo archive famille Mansat

Pour éviter le STO, Armand devient alors mineur de fond et s’engage dans de nombreuses actions de résistance.

Cette amitié durera toute leur vie, entretenue par de nombreuses vacances familales communes ou plus tard dans les années 1980 par des voyages auxquels les Mansat conviaient Marinette devenue veuve.

Après la libération, militant très actif au sein du Parti Communiste, il reste élu maire de son village Neuf Eglise de 1959 à 1995, Conseiller général du canton de Menat de 1970 à 1988.

Voir article : https://maitron.fr/mansat-armand-henri/

Premières vacances à Lacanau Océan en 1950 : Armand, Cécile, Marinette, Noël et leurs enfants.

Paquot André – Quinquina

Vers Noël 1943, Paquot est arrêté à Orbeil, au cours d’une descente allemande chez Abel Gauthier. Reconnu par Mathieu, il est torturé et déporté à Mauthausen, où il meurt tué par un bombardement américain.
Voir article : https://maitron.fr/paquot-andre/

Raynaud Georges – Fernoël (1923-1944)

-> Autres Compléments sur les résistants

Dans les archives

Les archives contiennent aussi des coupures de journaux concernant des Résistants très connus, ou simplement connus de Noël :

Charles Boyer (Charles) ; Michel  Couturier (Cdt Michel); Antoine Diederich (Capitaine Baptiste); Lucien Fournier ; Jean Guyonnet (Cdt Bicot) ; Raymond Labaune (Irma) ; Jean Laquit (Jean Lambert) ; Camille Leclanché (Buron) ; Armand Merle (Rabouchine) ; Nestor Perret (Serge) ; Pierre le Canadien ; Marius Pireyre (Duranthon) ; Antoine Prugne (Le Rouge); Jean Saccomani (Luc le boulanger).

Elles sont regroupées dans le fichiers téléchargeable :

La plupart d’entre eux figurent dans les sites officiels sur les Résistants, mais je n’ai pas réussi à tous les trouver (par exemple Noël ou René Roussel, ou les activités de J.M. Flandin antérieures à Janvier 1944…). Plusieurs font l’objet d’un article sur le site Maitron, le lien est donné en ce cas.

Dans la littérature ou les sites internet consultés

Dans les publications sur la Résistance en Auvergne, les Corps Francs tiennent la place primordiale qu’ils ont eu dans la Résistance et ses combats. Certaines la raconte sous forme d’épopée ou de témoignages très vivants, tandis que d’autres, plus historiques et plus récentes confrontent différents témoignages ou sources d’information. Dans celles que j’ai principalement consultées (cf. bibliographie), on retrouve fréquemment les noms de résistants cités par Noël : leur chef Coulaudon Gaspard ; Huguet Prince ; Darson Charly ; LLorca Laurent ; Coulon Laforge ; Pommier Arthur ; Brousse Dupuy ; Jarrige Lamy ; Raynaud Fernoël ; Cornuejouls Ademaï ; Pacquot Quinquina ….

Pour Billom et ses environs, M.Rispal, dans son ouvrage (3) BILLOM 1941-1943, a réuni de nombreux témoignages, photos et illustrations, en particulier pour le maquis d’Isserteaux. Plusieurs concernent des résistants ou évènements dont parle Noël.

Pour ce qui concerne les Services de Renseignements (Flandin, Paquot, Guillon ?)
Pour le moment (Avril 2026), je n’ai pas encore réussi à trouver des informations sur les Services de Renseignements dont A.Paquot ou J.M.Flandin ont été les dirigeants. Ces informations semblent difficiles d’accès : « …les réseaux de toutes sortes et de toutes origines furent extrêmement nombreux sur le sol français… . L’organisation des réseaux, les filières empruntées par les renseignements… nous sont mal connus. » dit E.Martres dans (4) L’AUVERGNE dans la tourmente, page 139.